Microélectronique : Medea+ devrait avoir un successeur dès juin 2007
C'est avec un an d'avance que les industriels en charge du programme de R&D Medea+ devraient présenter un programme successeur dédié à la microéletronique. Un document destiné aux autorités publiques des Etats membres impliqués dans Medea+ devrait être prêt en mai ou juin prochain pour une labellisation lors de la conférence interministérielle Eureka de Rome fin juin 2007. Les besoins sociétaux seront mis en exergue dans ce document afin de mieux séduire les instances politiques nationales et d'avoir ainsi leur approbation. Les industriels espèrent ainsi pouvoir mettre en œuvre un programme encore plus ambitieux que le programme Medea+, dont les besoins avaient été estimés en 2000 à 4 milliards d'euros sur 8 ans (part de financement public incluse). Medea+ poursuivra néanmoins ses activités jusqu'en 2008 pendant les premiers mois qui suivront le lancement du nouveau programme. La décision de lancer ce dernier vient de la volonté des industriels de le faire concorder avec le démarrage des projets issus de la plate-forme technologique Eniac également centrée sur la microélectronique. Retenue comme l'un des six priorités de l'Union européenne, l'initiative technologique conjointe Eniac (''JTI'' en anglais) sera financée jusqu'à une hauteur de 50% sur des fonds publics pour deux tiers par les Etats membres et pour un tiers par la Commission européenne, ce que cette dernière n'avait pas fait depuis 20 ans pour des programmes d'inspiration industrielle. Il s'agissait alors à l'époque de soutenir le programme Jessi, premier programme Eureka consacré à la microélectronique. Sur les six plates-formes technologiques européennes retenues, trois sont bien avancées: Eniac, Artemis (en systèmes embarqués) et une troisième dans le domaine de l'aéronautique. Concernant Eniac et Artemis, la Commission européenne s'est engagée à mobiliser jusqu'à 42 millions d'euros par an, à condition que les Etats membres consacrent au moins le double de ce montant. Avec l'apport des industriels, les projets de ces deux programmes pourraient ainsi bénéficier, chacun, de 300 à 350 millions d'euros par an (en considérant – ce qui est probable – que la part des industriels dépassera 50% du coût des projets).
Nous reviendrons en détail sur le successeur de Medea+ (appelé provisoirement ''Beyond Medea+'') ainsi que sur les plates-formes technologiques européennes dans le prochain numéro d'''Electronique International''.
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