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Vidéo : Solutions monopuces pour commandes moteur et onduleurs par Altera & EBV Cette vidéo proposée par EBVtv présente une stratégie produit commune d’EBV et d’Altera qui offre une approche novatrice des systèmes de commande moteur et d’onduleurs sur la base d’un FPGA unique – la plate-forme de développement FalconEye est basée sur les FPGA Altera Cyclone.

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Mario Pasquali, CEO d'Ellisys et membre de l'USB-IF : « Le passage prévu à une alimentation de 100 W sur un lien USB est une véritable révolution qui va modifier l’usage de l’USB »

Mario Pasquali est à l’origine, avec sa société Ellisys, des suites de tests de l’USB 3.0, utilisées en particulier pour la certification à ce standard des contrôleurs hôte et des périphériques mis sur le marché. Il explique ici comment évolue l’USB 3.0, et en quoi l’augmentation prévue par l’USB-IF de la puissance électrique véhiculée par un lien USB, jusqu’à 100 W, est une évolution majeure à venir de ce standard.

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John Greenagel (SIA) : « le dollar faible a plutôt favorisé l'industrie américaine des semiconducteurs jusqu'ici »

John Greenagel, directeur de la communication au sein de la Semiconductor Industry Association, revient sur l'impact des élections présidentielles, de la baisse du dollar, du ralentissement économique outre-atlantique et de la concurrence asiatique sur l'industrie nord-américaine des composants.
Frédéric Rémond, ElectroniqueS, le 19/6/2008 à 0h00

Quel peut être l'impact de l'élection présidentielle américaine sur l'industrie des semiconducteurs ? Y a-t-il, entre les programmes démocrate et républicain, des différences notables susceptibles d'influer sur l'industrie high-tech ?

John Greenagel : Les différences entre les deux camps semblent ténues en la matière, et l'on dénote beaucoup de recoupements entre l'American Competitiveness Initiative présentée par l'administration Bush et le Democratic Innovation Agenda mis en avant par le parti démocrate. Les deux sont en faveur d'une augmentation des budgets fédéraux en matière de recherche fondamentale, d'une réforme de l'éducation privilégiant davantage les mathématiques et les autres matières scientifiques, de l'extension des ristournes fiscales pour les activités de recherche et développement et de réformes visant à faciliter l'intégration professionnelle des diplômés étrangers ayant fait leurs études aux Etats-Unis. La SIA, qui s'est toujours faite l'avocate du libre-échange appliqué au commerce international, reste toutefois, disons, attentive aux positions de Barak Obama et Hillary Clinton sur ces accords de libre-échange.

Quelles sont les conséquences du ralentissement économique américain sur les ventes de composants aux Etats-Unis ?

John Greenagel : Le grand public absorbe désormais plus de la moitié des semiconducteurs vendus aux Etats-Unis : toute évolution économique modifiant le portefeuille des consommateurs influe donc fortement sur l'industrie. Par exemple, nous avons observé, ces dernières années, une corrélation nette entre les augmentations des prix de l'énergie et les volumes d'achat d'appareils électroniques grand public. Ce marché a certes bien résisté, en dépit des prix croissants du pétrole et des biens alimentaires, mais il se serait bien mieux porté si ces prix étaient demeurés stables. En fait, c'est l'émergence de nouveaux marchés comme la Chine, l'Inde, l'Europe de l'Est et l'Amérique du Sud qui a permis de compenser les baisses de ventes d'électronique grand public aux Etats-Unis.

Le dollar faible constitue-t-il un avantage ou un inconvénient pour l'industrie américaine des circuits intégrés ?

John Greenagel : Indirectement, la baisse du dollar a considérablement renforcé l'impact de l'envolée du baril de pétrole, et a donc eu un impact net sur le pouvoir d'achat des consommateurs. Mais la baisse d'une monnaie est à double tranchant : un dollar faible augmente les coûts de fabrication des usines délocalisées à l'étranger, mais rend également les produits fabriqués aux Etats-Unis plus abordables sur les marchés internationaux. A court terme, la baisse du dollar a donc sans doute eu une influence plutôt positive sur l'industrie américaine des semiconducteurs, qui réalise les trois-quarts de ses ventes à l'étranger.

L'explosion des budgets militaires américains au cours de ces dernières années a-t-elle eu une influence, technologique ou commerciale, sur les fournisseurs de composants locaux ?

John Greenagel : Pas vraiment. Les semiconducteurs constituent des éléments critiques de nombreuses applications militaires, mais cela ne représente qu'une part minime des ventes totales de circuits intégrés. En outre, ces applications ne requièrent généralement pas les technologies les plus avancées, ne serait-ce qu'en raison des très longs délais de développement et de certification.

De quelle manière les Etats-Unis peuvent-ils résister à la concurrence croissante de l'Inde et de la Chine, y compris en conception et fabrication de composants ?

John Greenagel : La stratégie américaine pour survivre face à la concurrence –hier le Japon, aujourd'hui les dragons asiatiques, demain la Chine et l'Inde– a toujours été de miser d'abord sur l'innovation afin de pouvoir offrir des produits à forte valeur ajoutée.

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