Souvent économie varie, bien fol qui s'y fie!
A l'heure où l'Occident réalise dans la douleur que le contrecoup de l'incroyable démesure immobilière de ces dernières années commence tout juste à ébranler son économie, il pourrait être tentant de faire un parallèle entre le bâtiment et les semiconducteurs, deux industries qui ont souvent tendance à oublier leur forte cyclicité et à se convaincre aux beaux jours que les arbres, cette fois-ci, pourraient bien monter jusqu'au ciel. Ainsi, en pleine euphorie, elles partagent un fâcheux penchant pour l'outrance, multipliant les mises en chantier par ci, les constructions d'usines flambant neuves par là, et, ce faisant, créant elles-mêmes leurs stocks d'invendus à venir –parfois même en toute connaissance de cause, mais que voulez-vous, il faut bien suivre la tendance… Ainsi encore, quand les courbes plongent et qu'il apparaît enfin que les folles prévisions de croissance ininterrompue tenaient essentiellement de la méthode Coué, plus question de vendre ses composants aussi vite qu'un duplex sur l'île Saint-Louis, et de vénérables ensembles comme NXP sont vendus à la découpe, sans état d'âme…In fine, seuls les acteurs dotés d'une vision à long terme finissent par tirer leur épingle du jeu.
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On le sait, les activités de R&D et la fabrication doivent s’enrichir mutuellement. C’est pourquoi les acteurs de la sous-traitance ont intérêt à cultiver ces deux domaines. Mais pour y parvenir,
la France se doit de conserver un tissu industriel afin de rester une terre d’innovation.




