A toute chose, malheur sera-t-il bon?
Quel sera l'impact de la crise financière actuelle sur l'industrie des semiconducteurs? Quelles leçons en tirer? A ces questions, nul ne saurait répondre avec certitude aujourd'hui. Verrons-nous se multiplier les OPA hostiles dans le monde des semiconducteurs? Assisterons-nous à une accélération des concentrations, comme c'est déjà le cas dans le secteur des circuits pour radiotéléphones et des mémoires? Dictées uniquement par des impératifs financiers, toutes ces mesures, qui peuvent apparaître bénéfiques au premier abord, ne risquent-elles pas d'avoir au final un effet inverse? La baisse du nombre de fournisseurs, pour le plus grand bien des survivants, entraînera immanquablement un jour ou l'autre des prix plus élevés pour les utilisateurs, à quelque niveau que ce soit. Est-ce la solution? N'y a-t-il pas mieux à faire? Tout n'est pourtant pas noir. Il pourrait même sortir quelque chose de positif du fiasco actuel. Un fiasco que Malcolm Penn, le président du cabinet d'analystes Future Horizons, met au débit d'un grand nombre d'acteurs du marché «à la recherche d'argent facile». Politiciens, gouvernements, banquiers, investisseurs, CFO, CEO… tout le monde en prend pour son grade. Pour peu que chacun à son niveau prenne conscience qu'il est temps d'arrêter de suivre la mode et de revenir aux fondamentaux: investir pour développer les produits dont le marché a besoin.
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On le sait, les activités de R&D et la fabrication doivent s’enrichir mutuellement. C’est pourquoi les acteurs de la sous-traitance ont intérêt à cultiver ces deux domaines. Mais pour y parvenir,
la France se doit de conserver un tissu industriel afin de rester une terre d’innovation.




