Sous-traitance mondiale: baisse de croissance en 2008 et 2009, reprise douce dès 2010
La sous-traitance mondiale n'échappera pas à la crise mais celle-ci sera en partie compensée par une continuation du mouvement d'externalisation de la production chez les équipementiers, indique le cabinet d'études iSuppli. L'ensemble de ce secteur (sous-traitance traditionnelle et sous-traitance avec conception ou ODM) ne devrait ainsi, cette année, réaliser qu'une progression de 8,3% inférieure à la fois à la prévision d'avant crise (+9,1%) et à la croissance de 2007 (+16,1%). La profession connaîtrait son creux de la vague en 2009 avec une hausse de seulement 6,1% de ses ventes. Dès 2010, toutefois, la reprise se manifesterait avec un chiffre d'affaires en hausse de 7,6% cette année-là, puis, de 9% en 2011. Ce serait cependant une reprise lente très différente du rebond de croissance qui avait succédé à la récession de 2001- 2003, prévient iSuppli.
La relative protection dont jouirait la sous-traitance mondiale au milieu des tourments qui devraient agiter la planète, serait due à la continuation de l'externalisation. ''Les équipementiers [de l'informatique, de la téléphonie et de l'électronique grand public] devraient externaliser l'équivalent de 15 milliards de dollars par an de chiffre d'affaires'', déclare ainsi Adam Pick, le spécialiste de la sous-traitance chez iSuppli. ''En outre, à cause de la crise, des fabricants de l'aéronautique, du médical et de l'industriel, devraient également davantage externaliser leurs productions'', ajoute-t-il. En tout cas, M. Pick n'est pas inquiet pour les ténors mondiaux de la sous-traitance parce que leurs trésoreries seraient saines.
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On le sait, les activités de R&D et la fabrication doivent s’enrichir mutuellement. C’est pourquoi les acteurs de la sous-traitance ont intérêt à cultiver ces deux domaines. Mais pour y parvenir,
la France se doit de conserver un tissu industriel afin de rester une terre d’innovation.




