La France tente de relancer une politique d'innovation en Europe
Lors des premières Assises européennes de l'innovation organisées hier à la Cité des Sciences et de l'Industrie, à Paris, toute la classe politique française et une partie de la classe politique européenne ont affirmé leur volonté de s'engager à donner plus de moyens à l'innovation. A deux ans de l'échéance fixée par la stratégie de Lisbonne qui s'était fixée pour objectif de consacrer 3% du PIB européen à la R&D d'ici à 2010, force est de constater que cet objectif sera loin d'être atteint. ''L'Europe est le principal pourvoyeur de matière grise dans le monde. Notre potentiel intellectuel est considérable. Mais nous n'arrivons pas à convertir la qualité de notre recherche en croissance. Aussi, allons-nous proposer le renforcement de l'effort budgétaire européen. Aujourd'hui, seulement 6% de l'effort de recherche européen est coordonné. Cela signifie que 94% de cet effort est exploité à l'échelle nationale. Nous devons notamment donner plus de moyens au programme Eureka que nous avons laissé dépérir, créer un brevet européen unique et augmenter massivement les fonds de la Banque européenne d'investissement'', a proposé Nicolas Sarkozy, qui assure la présidence de l'Union européenne jusqu'au 31 décembre 2008.
La présence lors des débats de personnalités de haut niveau venant d'Espagne, du Portugal, des pays scandinaves et d'Europe de l'Est, ainsi que l'assurance donnée par les officiels tchèques de poursuivre cette politique d'innovation lors de la prochaine présidence de l'Union qu'ils assureront à partir du 1er janvier 2009, devrait permettre d'avancer positivement sur ce dossier, mais il reste encore à convertir l'Allemagne. Actuellement, cela semble malheureusement difficile compte tenu des nombreux différends existant actuellement entre la France et l'Allemagne.
Nicolas Sarkozy a par ailleurs profité des Assises européennes de l'innovation pour annoncer un doublement des crédits français alloués aux nanotechnologies qui passeront à 350 millions d'euros sur cinq ans sur les sites de Saclay, Toulouse et Grenoble.
Nous reviendrons sur ces Assises dans l'édition papier d'''Electronique International du 15 janvier 2009.
ACCUEIL

Mario Pasquali est à l’origine, avec sa société Ellisys, des suites de tests de l’USB 3.0, utilisées
en particulier pour la certification à ce standard des contrôleurs hôte et des périphériques
mis sur le marché. Il explique ici comment évolue l’USB 3.0, et en quoi l’augmentation prévue
par l’USB-IF de la puissance électrique véhiculée par un lien USB, jusqu’à 100 W, est une évolution majeure à venir de ce standard.



