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Vidéo : Visite du salon Opto 2011 Petit tour au coeur des salons Opto, Mesurexpovision et Espace Laser qui se sont tenus en octobre dernier, à Paris. Retrouvez également une interview de René Péres de GL Events, l'organisateur de ces salons.

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Mario Pasquali, CEO d'Ellisys et membre de l'USB-IF : « Le passage prévu à une alimentation de 100 W sur un lien USB est une véritable révolution qui va modifier l’usage de l’USB »

Mario Pasquali est à l’origine, avec sa société Ellisys, des suites de tests de l’USB 3.0, utilisées en particulier pour la certification à ce standard des contrôleurs hôte et des périphériques mis sur le marché. Il explique ici comment évolue l’USB 3.0, et en quoi l’augmentation prévue par l’USB-IF de la puissance électrique véhiculée par un lien USB, jusqu’à 100 W, est une évolution majeure à venir de ce standard.

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EuMW : les composants se sont faits moins discrets

L'édition 2008 de la manifestation européenne itinérante, qui s'est tenue à Amsterdam, a été d'une excellente facture. Les annonces ont été nombreuses en composants RF et micro-ondes et, à un degré moindre, dans le domaine du test et de la mesure.
Philippe Corvisier et Philippe Schwartz, ElectroniqueS, le 01/12/2008 à 0h00

Malgré la proximité temporelle de la manifestation jumelle « RF & Hyper », la onzième édition de l'European Microwave Week (EuMW) a fait l'objet de nombreuses annonces dignes d'intérêt, tant dans le domaine du composant que dans celui de l'instrumentation.

L'une des curiosités était certainement constituée par la présence de la jeune pousse HVVi Semiconductors (fondée en 2004 et sise à Phoenix) dont l'ambition avouée n'est, ni plus ni moins, que de « réinventer » le transistor RF de puissance pour des marchés tels que l'avionique et les radars. Pour ce faire, la société a développé une architecture originale à structure verticale baptisée HVVFET (High voltage vertical field effect transistor), combinant haute tension et forte densité de puissance. Ce qui dans ce dernier cas se traduit par des boîtiers plus compacts que ceux des LDMos, dont les HVVFET sont les concurrents directs. HVVi estime ainsi qu'à taille de boîtier identique, un HVVFET est susceptible de fournir le double de puissance d'un LDMos. Vis-à-vis des technologies bipolaires, les avantages se situent au niveau du gain et du rendement supérieurs, ce qui contribue à réduire le nombre des étages d'une chaîne d'amplification.

Pour l'heure, le catalogue de HVVi se résume à une dizaine de transistors pour la bande L. Forte de trois éléments, la dernière série HVV1012 vise les systèmes de mesure de distance (DME) en vigueur dans l'avionique. Entre 1,025 et 1,15 GHz et sous 48 V, ces transistors délivrent des puissances de 60, 100 et 250 W en mode pulsé. Les gains sont de 23, 20,5 et 20 dB respectivement, tandis que les rendements oscillent entre 50 et 52 %. Un autre de leurs atouts est en rapport avec la robustesse, sachant qu'une désadaptation d'impédance correspondant à un TOS de 20:1 est supportée. Ajoutons que le fondeur est ON Semiconductor (qui figure par ailleurs au capital de HVVi) et que le distributeur est Richardson Electronics.

Pour sa part, Mitsubishi Electric exposait ses dernières réalisations en matière d'amplificateurs de puissance en technologie HBT InGaP destinés aux terminaux WiMax. Ainsi, les MGFS39E2527 et MGFS39E3336 développent +30 dBm sous 6 V, soit 3 dB de plus que les modèles précédents du japonais. Le premier cité couvre la bande américaine 2,5 à 2,7 GHz, le second la bande européenne comprise entre 3,3 et 3,6 GHz. A la puissance indiquée l'amplitude du vecteur d'erreur (EVM) est de 2,5 % seulement, pour un gain linéaire de 40 dB. L'intégration d'un détecteur de puissance et d'un atténuateur, dont la mission est de contrôler le niveau de sortie, contribue à limiter le nombre de composants environnants. Les deux MMIC sont encapsulés dans des boîtiers QFN de 6 mm de côté.

Un LNA en arséniure de gallium destiné aux communications par satellite (récepteurs DBS, systèmes VSAT) en bande Ku était également mis en exergue par Mitsubishi. Selon son concepteur, le nouveau venu afficherait un ratio performances/coût inédit pour ce type d'applications. Encapsulé dans un boîtier moulé standard à 4 broches, le MGF4935AM est notamment crédité d'un facteur de bruit de 0,45 dB, amélioré de 0,05 dB par rapport à son prédécesseur (le MGF4934BM). Son gain est de 12 dB à 12 GHz, pour une tension drain-source de 2 V et un courant de drain de 10 mA.

Encore du nouveau en mesure

De nombreux acteurs du domaine de l'instrumentation dévoilaient des produits qui n'avaient pas été présentés lors de RF et Hyper Europe à Paris-Nord Villepinte, qui avait pourtant fermé ses portes moins d'un mois auparavant. C'est notamment le cas d'Agilent qui avait réservé ses principales annonces pour EuMW. Etait ainsi visible le testeur de récepteur PXB N5106A : ce générateur en bande de base intègre jusqu'à quatre générateurs arbitraires et s'applique aux configurations Mimo 2 x 2,4 x 2 ou 2 x 4 ; de bande passante 120 MHz, cet appareil est capable d'effectuer une simulation de fading et sera placé en amont des générateurs MXG ou ESG-C pour les tests RF (Electronique n° 195, p. 24). Plusieurs améliorations concernaient l'analyseur de réseau vectoriel 26,5 GHz PNA-X à deux ou quatre ports : le logiciel NVNA, destiné à l'analyse des comportements non linéaires des composants actifs, permet de déterminer les paramètres X, paramètres de répartition non linéaires mieux adaptés que les traditionnels paramètres S ; l'option 087, elle, rend possible les mesures d'intermodulation à peu près cent fois plus vite qu'avec une solution basée sur un analyseur de spectre (sont mis en œuvre les deux sources et le combineur internes du PNA-X).

Avec son analyseur de câbles et d'antennes FieldFox, Agilent marche sur les brisées d'Anritsu et de ses Site Master. Cet outil portable et autonome est opérationnel de 2 MHz à 4 ou 6 GHz, et peut faire office d'analyseur de spectre et de réseau vectoriel et assurer des mesures de puissance moyenne. Son concepteur souligne qu'il est le seul dans sa catégorie à mesurer simultanément la perte en retour et la distance au défaut (ce produit est décrit plus complètement dans ce numéro en Actualité Produits p. 26). Autres annonces : l'extension optionnelle à 20 GHz de la couverture en fréquence de l'analyseur de réseau à deux ou quatre ports E5071C ENA, jusqu'alors limité à 8,5 GHz ; l'arrivée des cinq sondes milliwattmètres U2000B à puissance élevée (jusqu'à + 30 ou + 44 dBm) ; la version 9.0 de l'environnement de programmation graphique Vee, pour les processeurs multicœurs et un accès direct aux instruments LXI via leur interface web.

A l'inverse d'Agilent, Rohde & Schwarz n'effectuait guère de lancement important par rapport à ce qu'il avait montré à RF & Hyper. On retrouvait notamment les convertisseurs d'ondes millimétriques pour les analyseurs de réseau ZVA et ZVT à 20 GHz, qui leur confèrent une plage de fréquence atteignant 325 GHz, et le générateur de signaux vectoriels SMBV100A à 3,2 ou 6 GHz, doté d'une bande de modulation numérique de 120 MHz en interne, extensible à 528 MHz en utilisant une source I/Q externe. Une exception toutefois, l'arrivée annoncée de versions à 13,6 GHz et 30 GHz de l'analyseur de spectre milieu de gamme FSV, pourvu d'une bande de démodulation I/Q optionnelle de 40 MHz, qui s'ajoutent aux modèles initiaux fonctionnels de 9 kHz à 3,6 GHz et 7 GHz.

Chez Tektronix, les analyseurs de spectre temps réel portables SA 2600 et H600, déjà vus à Paris et décrits dans ces mêmes colonnes, étaient à nouveau à l'honneur (Electronique n° 194, p. 34). Ces appareils autonomes, qui bénéficient de la technologie DPX de leur concepteur, affichent respectivement jusqu'à 2 500 et 10 000 acquisitions/s. Les générateurs arbitraires AWG 5000B/7000B étaient également exposés ; rappelons que les AWG 7000B échantillonnent jusqu'à 24 Géch./s sur 10 bits avec une bande passante de 9,6 GHz. Mais la véritable innovation était le logiciel SignalVu, implantable dans les oscilloscopes DPO 7000 et DPO/DSA 70000. Celui-ci autorise une analyse de signaux vectoriels large bande (les DPO/DSA 70000 montent à 20 GHz) sur la totalité de la mémoire d'enregistrement, tout en continuant à tirer profit des 1 400 configurations de déclenchement Pinpoint.

Sur le stand Anritsu, on découvrait l'analyseur de diagramme de l'œil Bit Master MP1026B qui s'applique à des débits de données entre 0,1 et 12,5 Gbps. Cet outil portable au format Site Master accepte en option, en plus des deux ports électriques, une entrée optique à 850, 1 310 ou 1 550 nm, ainsi qu'une unité de récupération d'horloge de sensibilité 25 mV. National Instruments, outre ses récents générateur et analyseur de signaux vectoriels 6,6 GHz au standard PXI Express, proposait à l'attention des visiteurs trois numériseurs bicanaux, les PXI-5153 et PCI-5153 à 500 MHz et le PCI-5154 à 1 GHz : leur vitesse de conversion peut être de 2 Géch./s et leur capacité mémoire de 250 Mo/voie. Quant à Keithley, sa boîte à outils pour le test de communications RF SignalMeister en est à sa troisième version. C'est aujourd'hui le seul logiciel à englober analyse et création de signaux. Ses bibliothèques intégrées couvrent les protocoles des normes 3GPP, WLan et WiMax en technologies Siso et Mimo.

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