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Vidéo : L'art et la manière de moduler l'intensité lumineuse des LED avec un triac Recom fait la démonstration de drivers permettant de moduler de 0 à 100% de la valeur maximale, et sans scintillement, l'intensité lumineuse de LED blanches placées dans des équipements utilisant des variateurs à triac.

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Mario Pasquali, CEO d'Ellisys et membre de l'USB-IF : « Le passage prévu à une alimentation de 100 W sur un lien USB est une véritable révolution qui va modifier l’usage de l’USB »

Mario Pasquali est à l’origine, avec sa société Ellisys, des suites de tests de l’USB 3.0, utilisées en particulier pour la certification à ce standard des contrôleurs hôte et des périphériques mis sur le marché. Il explique ici comment évolue l’USB 3.0, et en quoi l’augmentation prévue par l’USB-IF de la puissance électrique véhiculée par un lien USB, jusqu’à 100 W, est une évolution majeure à venir de ce standard.

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Marlene Bourne (Bourne Research) : « la crise économique ne transformera pas radicalement l'industrie des Mems »

Pour Marlene Bourne, présidente de Bourne Research et observatrice privilégiée de l'industrie des microsystèmes, cette dernière est suffisamment mature et consolidée pour sortir relativement indemne de la difficile passe économique actuelle.
Frédéric Rémond, ElectroniqueS, le 12/2/2009 à 0h00

Le marché des microsystèmes est-il aujourd'hui devenu mature ?

Marlene Bourne : Avec des ventes mondiales dépassant les 8 milliards de dollars en 2007 et une croissance annuelle supérieure à 5 % depuis 2005, je ne considère plus l'industrie des Mems comme un « secteur émergent » mais bien comme un marché mature – qui, certes, comporte quelques segments émergents. La principale raison de cette maturité, c'est la stabilité à long terme des débouchés industriels – et, dans une moindre mesure, des systèmes automobiles.

Très récemment, les annonces de fondeurs et de fabricants, pour l'essentiel asiatiques, s'équipant de manière à produire des Mems se sont multipliées. Pour quelles raisons ?

Marlene Bourne : En remettant ces annonces dans une perspective historique, on se rend bien compte qu'il ne s'agit pas là d'un phénomène nouveau. Le même phénomène pouvait déjà être constaté il y a cinq ou six ans, lors du précédent cycle baissier de l'industrie des semiconducteurs : plusieurs sociétés, taïwanaises ou autres, avaient alors investi dans des équipements de production de microsystèmes. Et, comme lors du dernier cycle, je pense que l'intérêt de ces sociétés pour les Mems retombera dès que le marché du semiconducteur repartira à la hausse. La majeure partie de ces achats « soudains » concerne simplement le remplacement d'équipements périmés, il ne faut pas y voir un changement drastique au sein de l'industrie.

Les capacités de production de microsystèmes sont-elles suffisantes à l'heure actuelle ?

Marlene Bourne : Soyons clairs : l'industrie des Mems souffre de surcapacité potentielle ou avérée depuis aussi longtemps que je m'en souvienne. La raison en est simple : les équipements utilisés s'avèrent généralement être des équipements de production de semiconducteurs « classiques » adaptés ou recyclés dans la fabrication de Mems. Or, peu de fournisseurs ont les volumes de vente suffisants pour recourir à des tranches de 150 mm – et encore moins 200 mm.

La multiplication des Mems dans les appareils grand public constitue-t-elle une chance pour de nouveaux acteurs ou bien, au contraire, favorise-t-elle la concentration du marché entre quelques grands fabricants historiques ?

Marlene Bourne : Il y a deux types très distincts de fabricants de Mems : les grandes sociétés, généralement issues et encore actives dans le secteur des semiconducteurs classiques, et qui possèdent leurs propres capacités de production de Mems ; et les petites sociétés qui utilisent des fondeurs externes. Or les vingt principaux fabricants comptent actuellement pour plus de 80 % des ventes, et cela a peu changé depuis quinze ans. Et, si changement il y a, il s'effectue plutôt dans le sens d'une consolidation de l'industrie entre les mains de quelques grands acteurs.

Comment cette industrie fera-t-elle face à la crise économique qui vient d'éclater ?

Marlene Bourne : La crise, notamment dans le secteur automobile qui est un gros consommateur de Mems, touchera bien sûr les grands fournisseurs durant les deux, trois ans à venir. Mais ceux qui resteront sur le carreau seront surtout les petits fournisseurs – sociétés de conception et fondeurs en faibles volumes réunis – bien plus sensibles à une réduction des commandes et au tarissement du crédit et des investisseurs. Pour autant, l'industrie des Mems, grâce à sa maturité récente, se sortira de cette crise bien plus facilement que si elle avait eu lieu il y a cinq ans.

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