A quoi sert un analyste en période de crise?
Il est facile de se moquer des cabinets d'études, de leurs erreurs de prévisions ou de la manière dont ils tentent de ratttraper le coup quelque temps plus tard en expliquant les raisons de leurs méprises, ce qui a au moins le mérite de l'honnêteté. C'est aussi tentant de railler un rapport qui prédit, au million de dollars près, un marché de plusieurs dizaines de milliards de dollars à l'horizon 2015. Mais il ne faut pas confondre analyste et voyant, outils de simulation statistique et boule de cristal. Ces outils présentent des failles et des limites. Et les sources d'erreurs sont d'autant plus importantes que des évènements exceptionnels, tels que la crise actuelle, viennent enrayer la machine. Mais alors, me direz-vous, à quoi peut bien servir un analyste, a fortiori en période de crise? Heureusement, l'analyste n'est pas qu'un statisticien rivé derrière son ordinateur. C'est aussi, à la manière du vétéran de la discipline, l'infatigable Ken Fleck, un voyageur invétéré qui parcourt le monde à longueur d'année pour rencontrer les dirigeants des sociétés de son secteur et ainsi traquer le moindre signe de reprise qui permettrait à ses clients de réagir en conséquence. Espérons seulement que ce signe ne se fera pas trop attendre!
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On le sait, les activités de R&D et la fabrication doivent s’enrichir mutuellement. C’est pourquoi les acteurs de la sous-traitance ont intérêt à cultiver ces deux domaines. Mais pour y parvenir,
la France se doit de conserver un tissu industriel afin de rester une terre d’innovation.




