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L’embarqué a les yeux de Chimène pour Android
La téléphonie mobile est loin d’être le seul secteur à se passionner pour la plate-forme logicielle de Google. Cet été, les signes concrets de l’intérêt que suscite Android dans l’embarqué se sont encore multipliés.
Pierrick Arlot, ElectroniqueS, le 03/9/2009 à 0h00
Certes, nous avons déjà évoqué dans ces colonnes le début d’intérêt que commençait de susciter la plate-forme logicielle open source Android* hors de son marché initial, la téléphonie mobile (voir EI n° 690). Mais les événements se sont considérablement accélérés durant la pause estivale et, pour de nombreux observateurs, il est désormais clair que le petit chéri de Google risque d’impacter de nombreux secteurs de l’embarqué. C’est en tout cas l’opinion profonde de Mentor Graphics, propriétaire de l’OS temps réel Nucleus depuis le rachat d’Accelerated Technology en 2002. Fin juillet, l’éditeur américain s’est ainsi porté acquéreur du californien Embedded Alley, créé en 2004 et fort d’un effectif d’une trentaine de personnes (lire aussi notre article page 27). Spécialisée dans le développement de solutions Linux pour architectures enfouies, cette firme a été la première à porter l’environnement Android sur Mips, en l’occurrence sur la gamme de processeurs Alchemy de RMI. Dans la foulée de l’acquisition, Mentor Graphics a dévoilé le portage en cours de la plate-forme de Google sur les familles de processeurs à architecture PowerPC PowerQuicc III et QorIQ de Freescale, une offre qui sera disponible à travers la distribution Embedded Alley Development System. « Il existe aujourd’hui une énorme demande en faveur d’Android émanant de développeurs de systèmes complexes, au-delà des téléphones mobiles », assure Glenn Perry, directeur général de la division Systèmes embarqués de Mentor. Et la firme de citer parmi les secteurs potentiellement intéressés : les télécoms, le stockage, l’impression et l’imagerie, le multimédia et le contrôle industriel.
Mips en pointe
A ce mouvement stratégique de Mentor, il convient d’ajouter les propres efforts de Mips Technologies, dont
l’architecture est bien implantée sur les marchés du multimédia portable, de l’électronique grand public et des communications. Selon notre confrère EETimes, l’Américain, qui a rendu public en août le code source de son propre portage d’Android, développerait actuellement avec un partenaire (Sigma Designs selon toute probabilité) des extensions permettant à l’environnement de supporter les écrans à haute définition… Mips planche aussi sur la définition de plates-formes Android standardisées pour produits d’électronique grand public comme les décodeurs TV, les téléviseurs numériques, les lecteurs DVD et/ou Blu-ray, les systèmes de téléphonie IP, etc. Un travail mené pour une part en collaboration avec l’organisme d’origine japonaise OESF (Open Embedded Software Foundation). Créé début 2009 pour promouvoir l’usage d’Android hors de la téléphonie mobile (voir EI n° 690), ce dernier a mis en place divers groupes de réflexion chargés d’élaborer pilotes, bibliothèques, structures d’accueil et applications ad hoc pour les différents types d’équipements ciblés, de l’automobile au médical en passant par l’industriel et l’électronique grand public. Basé sur la version Android 1.5 et connu sous le nom de code de Blueberry, le premier fruit de ces travaux est attendu pour février 2010.
* cf lexique page 46
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Mario Pasquali est à l’origine, avec sa société Ellisys, des suites de tests de l’USB 3.0, utilisées
en particulier pour la certification à ce standard des contrôleurs hôte et des périphériques
mis sur le marché. Il explique ici comment évolue l’USB 3.0, et en quoi l’augmentation prévue
par l’USB-IF de la puissance électrique véhiculée par un lien USB, jusqu’à 100 W, est une évolution majeure à venir de ce standard.



