L’Europe veut rendre obligatoires des dispositifs de sécurité sur les véhicules à partir de 2022

Le 29/03/2019 à 10:33 par Jacques zzSUEAYGhcIE

Les nouveaux dispositifs de sécurité obligatoires comprendront notamment, pour les voitures, les camionnettes, les camions et les autobus, un dispositif d’avertissement en cas de somnolence ou de distraction du conducteur, l’adaptation intelligente de la vitesse, la sécurité en marche arrière assurée par caméra ou capteurs, et l’enregistrement de données en cas d’accident (« boîte noire ».

 

Des dispositifs de sécurité devraient devenir obligatoires dans les véhicules européens afin de protéger les passagers, les piétons et les cyclistes, à partir de 2022. Les technologies existantes sur le marché peuvent, en effet, aider à réduire le nombre de décès et de blessures sur nos routes, dont 90% sont dus à une erreur humaine, souligne la Commission européenne. En mai 2018, celle-ci avait proposé de rendre obligatoires des systèmes réduisant les angles morts dangereux des camions et des bus, ainsi que la technologie qui prévient le conducteur en cas de somnolence ou de distraction. Cette proposition a été retenue par les institutions de l’Union européenne.

“Chaque année, 25000 personnes perdent la vie sur nos routes. Avec les fonctionnalités de sécurité avancées qui vont devenir obligatoires, nous pouvons avoir le même type d’impact que lorsque les ceintures de sécurité ont été introduites pour la première fois. Nombre des nouvelles fonctionnalités existent déjà, en particulier dans les véhicules haut de gamme. Nous élevons maintenant le niveau de sécurité dans son ensemble et ouvrons la voie à la mobilité connectée et automatisée de demain”, a déclaré la commissaire Elbieta Bieńkowska, chargée du marché intérieur, de l’industrie, de l’entrepreneuriat et des PME.

Les nouveaux dispositifs de sécurité obligatoires comprendront notamment, pour les voitures, les camionnettes, les camions et les autobus, un dispositif d’avertissement en cas de somnolence ou de distraction du conducteur (par exemple, en cas d’utilisation du smartphone pendant la conduite), l’adaptation intelligente de la vitesse, la sécurité en marche arrière assurée par caméra ou capteurs, et l’enregistrement de données en cas d’accident (« boîte noire ») ; pour les voitures et les camionnettes, l’assistance au maintien de la trajectoire, un système avancé de freinage d’urgence et des ceintures de sécurité améliorées ; pour les camions et les autobus, des exigences spécifiques visant à améliorer la vision directe des conducteurs d’autobus et de camions et à supprimer les angles morts. En outre, les véhicules devront être équipés de dispositifs frontaux et latéraux pour détecter les usagers vulnérables de la route et avertir les conducteurs de leur présence, en particulier lors des changements de direction.

La Commission s’attend à ce que les mesures proposées contribuent à sauver plus de 25000 vies et permettent d’éviter au moins 140000 blessures graves d’ici à 2038, contribuant ainsi à l’objectif à long terme de l’Union européenne d’amener le nombre de morts et de blessés graves sur les routes à un niveau proche de zéro d’ici à 2050 (« Vision zéro »).

Outre qu’ils protégeront les usagers des routes européennes, les nouveaux dispositifs de sécurité avancés aideront les conducteurs à se familiariser progressivement avec le concept d’aide à la conduite. L’automatisation croissante recèle un potentiel considérable pour pallier les erreurs humaines et proposer des solutions de mobilité pour les personnes âgées ou souffrant d’une incapacité physique. Toutes ces mesures devraient accroître la confiance du public et l’acceptation des voitures automatisées, ce qui favorisera le passage à la conduite autonome, estime la Commission.

L’accord politique auquel ont abouti les négociations entre le Parlement européen, le Conseil et la Commission doit maintenant être formellement approuvé par le Parlement européen et le Conseil. Les nouveaux dispositifs de sécurité deviendront obligatoires à partir de 2022, à l’exception du système de vision directe pour les camions et les autobus et de la zone étendue de protection contre les chocs de la tête sur les voitures et les camionnettes – cet ajournement étant dû aux changements qu’il sera nécessaire d’introduire dans la conception des structures.

La Commission a également présenté une communication sur la mobilité connectée et automatisée visant à faire de l’Europe un leader mondial des systèmes de mobilité autonomes et sûrs. Comme première contribution à la mobilité connectée, la Commission a déjà adopté de nouvelles règles pour accélérer le déploiement des systèmes de transport intelligents coopératifs (STI-C) sur les routes européennes. Les STI-C permettent aux véhicules de communiquer entre eux, avec l’infrastructure routière et avec d’autres usagers de la route et d’échanger des informations concernant, par exemple, des situations dangereuses, des travaux routiers et le minutage des feux de circulation, rendant ainsi les transports routiers plus sûrs, plus propres et plus efficaces.

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