Alta Ares, une start-up française spécialisée dans les systèmes de guidage et de perception basés sur l’IA, a obtenu la validation de l’Otan pour son système anti-drone, à l’issue d’une série de tests menés sur le site d’essai de Biscarrosse. Ce « dôme tactique de protection » offre une couverture défensive mobile aux zones sensibles et aux infrastructures critiques. Il est déjà déployé depuis quelques mois sur le front ukrainien.
Le dispositif repose sur une architecture modulaire et multicouche intégrant des radars tactiques (notamment des équipements de Thales et d’Echodyne), des drones intercepteurs de moyenne et longue portée, ainsi qu’un logiciel de fusion de données développé par le Californien Picogrid. Chaque drone intercepteur intègre un algorithme d’IA dénommé Pixel Lock pour l’identification, le suivi et la neutralisation des menaces aériennes sans intervention humaine directe.
Alta Ares a annoncé également l’ouverture prochaine, en Charente-Maritime, d’une ligne de production de drones intercepteurs avec un partenaire ukrainien, dans le but d’internaliser toute la chaîne fonctionnelle et d’assurer ainsi une souveraineté européenne accrue, en tirant profit des retours d’expérience de l’Ukraine.