City Electronique lance l’idée d’une banque de PCBA « nationale et collaborative ».

Le 16/02/2026 à 7:29 par Arnaud Pavlik

Face aux risques de blocus et à la domination des géants de la production de semi-conducteurs, la société occitane City Electronique se positionne en tant que « précurseur d’un modèle de sourcing inversé ». Sa démarche entend inventorier les cartes et composants de contributeurs professionnels ou particuliers, participant ainsi à la souveraineté.

Dans le cas des microcontrôleurs et des processeurs, il s’agira de maintenir les facultés de décision des machines ; pour celui des mémoires et des circuits logiques, de préserver les données et les protocoles ; et pour les étages de puissance, d’assurer la continuité énergétique des systèmes. Selon la société, « la construction d’une indépendance industrielle européenne prendra des années. Cette banque offre un tampon immédiat, une résistance aux blocus : posséder un inventaire précis des composants déjà sur le territoire réduit notre vulnérabilité aux décisions unilatérales des pays producteurs ». Par ailleurs, la démarche convoque « l’intelligence collective : en documentant ce que nous possédons, nous transformons une masse informe de “déchets” en une bibliothèque technologique exploitable ».

Cependant, City Electronique souligne que la force de la plateforme résidera dans sa communauté. C’est pourquoi la société recense ses lecteurs pour identifier ceux qui sont prêts à rejoindre « cette dynamique de souveraineté ». Dans ce cadre, elle recherche des profils variés afin de tester la première version de l’outil de référencement. Il peut s’agir de sociétés industrielles qui possèdent des stocks de maintenance ou des PCBA remplacés sur des automates, des particuliers et passionnés disposant de matériel électronique hors-service ou obsolète mais « riche en composants spécifiques » ; ou bien d’experts en électronique aptes à identifier précisément des contrôleurs et des mémoires sur des PCBA complexes.

 

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