Quatre années. C’est le temps qu’il aura fallu pour que le projet Tbatt-Diamond aboutisse à un générateur bêta-voltaïque au diamant-tritium, sous l’égide d’un consortium 100% français. Avec un rendement de conversion de 10,5%, cette batterie nucléaire est en mesure de fournir de l’énergie durant vingt ans. STMicroelectronics a conçu l’électronique embarquée ; le Grenoblois Diamfab a coordonné le projet et piloté la conception, la fabrication et la caractérisation des cellules de conversion ; enfin, le CEA a partagé son savoir-faire en manipulation d’isotopes d’hydrogène.
Concrètement, ce générateur bêta-voltaïque repose sur la conversion de l’énergie dégagée par la désintégration naturelle du tritium, isotope radioactif de l’hydrogène, en électricité. La puissance obtenue reste faible (densité énergétique de 15nW/cm²), mais la lenteur du processus de désintégration du tritium assure une génération d’énergie continue pendant de longues années, sans recharge ni maintenance. De quoi intéresser les capteurs sans fil, les microsatellites, le militaire ou encore le génie civil et même le médical.
Le projet Tbatt-Diamond est soutenu par France 2030 et le Programme d’investissements d’avenir 4, et financé par Bpifrance. Il va se poursuivre avec un objectif majeur : améliorer le rendement de conversion jusqu’à 100 µW/cm3.