« Nous n’achetons pas de produits à l’avance, mais de la matière première à l’avance »

Le 05/07/2021 à 0:00 par La rédaction

INSTALLÉE À MAISONS-ALFORT (94), LA SOCIÉTÉ MANUDAX FÊTE CETTE ANNÉE SES 60 ANS. CET ÂGE RESPECTABLE EST-IL LE REFLET D’UNE FIDÉLITÉ ET D’UNE PROFONDEUR DANS LES RELATIONS D’AFFAIRES, PRIMORDIALES AUX YEUX DE SON PRÉSIDENT, PHILIPPE MATOULET ?

Manudax ne se considère pas seulement comme un distributeur, mais également comme un stocking rep : « Nous ne distribuons aucun produit français et, de ce point de vue, nous pouvons nous considérer comme un importateur uniquement, nuance Philippe Matoulet. Nous sommes représentants commerciaux officiels de sociétés étrangères : notre travail est le design en implantant leurs produits dans des projets français. Nous travaillons uniquement de manière officielle. » Il souligne particulièrement l’importance, la qualité et la durée des liens tissés avec ses fournisseurs comme MDX-OLE (1979) et Yamaichi (1981), prenant d’autant plus de valeur en cas de pénurie de composants.

S’adressant surtout à l’industrie, à toutes les tailles d’entreprises dans des environnements très variés (afin d’amortir les crises), Manudax s’organise autour de trois pôles : les composants passifs, les interconnexions et la conversion d’énergie. La société est reconnue pour ses composants temps/fréquence, communément les quartz, oscillateurs et TCXO. L’offre se veut complète avec une complémentarité entre les fournisseurs touchant leurs gammes, leurs modèles commerciaux ou leurs potentiels de développement.

Manudax travaille avec des marques japonaises, suisses, américaines et taïwanaises pour les interconnexions qui sont, dans la quasi-totalité des cas, personnalisées. Enfin, la société s’est orientée il y a quelques années dans la conversion d’énergie et les alimentations, un domaine « que nous souhaitons développer davantage ». Au total, les passifs représentent environ 60 % de l’activité de la société, les interconnexions près de 25 %, tandis que le pôle de la conversion de l’énergie pèse environ 15 %. « Nous avions l’ambition de nous développer sur les marchés du militaire et de l’aéronautique, notamment pour les convertisseurs. Le Covid a freiné ou stoppé les projets de clients comme Safran, Thales et Airbus, alors que nous nous étions beaucoup concentrés sur ce secteur. »

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