La machine se nommera Doudna, du nom de la chimiste américaine Jennifer Doudna, co-lauréate du prix Nobel de chimie 2020 récompensant sa technologie d’édition génomique CRISPR-Cas9. L’un des principaux cas d’utilisation de ce supercalculateur sera d’ailleurs la recherche en génomique, mais il servira à bien d’autres domaines, y compris à l’intelligence artificielle. Plus de 11 000 scientifiques pourront exploiter ses capacités pour accélérer leurs recherches. « Il fera progresser la découverte scientifique, de la chimie à la biologie en passant par la physique », a déclaré Chris Wright, secrétaire du département de l’Énergie, lors d’une conférence de presse.
Doudna, qui devrait être opérationnel d’ici 2026, sera hébergé au Lawrence Berkeley National Laboratory, en Californie. Construit par Dell, il bénéficiera des dernières puces « Vera Rubin » développées par Nvidia et des serveurs Dell PowerEdge à refroidissement liquide direct. Il offrira une puissance de calcul plus de dix fois supérieure à celle du Perlmutter, qui, au dix-neuvième rang du Top500, affiche un score HPL (High-Performance Linpack) de 79,23Pflops. Pour rappel, c’est actuellement le superordinateur El Capitan qui occupe la première place du classement, avec 1742Pflops ; il se trouve au Lawrence Livermore National Laboratory.