Electronique : les petits sous-traitants ont souffert en 2020

Le 11/10/2021 à 10:40 par Arnaud Pavlik

La base de données in4ma du cabinet de conseil allemand Weiss Engineering a révélé une baisse de 5,4% de la production européenne 2020 des EMS/ODM à 41,3 milliards d’euros, contre 43,7Md€ en 2019.

La pandémie a été rude pour les petits sous-traitants européens de l’électronique. les données de la base in4ma de Weiss Engineering révèlent que les effets du Covid se sont ressentis à partir du 2e trimestre 2020, avec des hausses marginales les trois trimestres suivants. Il faut attendre le 2e trimestre 2021 pour voir apparaître une reprise des affaires tangible. D’après le cabinet, seuls les EMS aux chiffres d’affaires annuels supérieurs à 50M€ pourront améliorer leurs résultats par rapport à 2019. Les EMS de taille moyenne (entre 10M€ et 50M€ de chiffre d’affaires) ont une chance moindre mais réaliste d’y parvenir, tandis que les petits EMS devront attendre 2022 pour revenir aux chiffres de 2019. Ce sont ces derniers qui ont le plus souffert à partir du 2e trimestre 2020, avec une baisse moyenne de leur production de 23,9%, alors que les EMS moyens et gros ont vu leur recul se limiter à respectivement 8,2% et 7,6%. Pour certains, disposant de capitaux faibles et travaillant parfois avec trois ou quatre clients seulement, l’activité est chancelante : durant le 1er trimestre 2021, leur production affichait encore un fort recul (-19,4%), contre -7,9% et +2,3% pour les moyens et les gros EMS ; et lorsque vient la reprise le trimestre suivant, celle des petits sous-traitants reste toujours inférieure à celle des ténors, avec +3,3%  contre +6,2% et +13,1%.

Créé en 2004, le cabinet de recherche Weiss Engineering analyse le marché européen des EMS depuis 2015. Il précise que cette enquête a concerné 85% des EMS/ODM en Europe (290 sociétés), ajoutant que certaines sociétés de plus petite taille ont vu leurs données modélisées, leurs rapports financiers étant publiés plus tard. Le processus est similaire chaque année, « et les 15% restants (soit 1682 sociétés) sont mis à jour lorsqu’ils sont disponibles ». Le cabinet a également noté que ces 15% ont en moyenne perdu « 5,2% de revenus, soit 4,5% de plus que ce qui avait été initialement modélisé ». Entre 2014 et 2018, le nombre d’entreprises dont le chiffre d’affaires était en hausse était passé de 75% à 80% ; 2019 a vu se chiffre plonger à 63%.