La distribution allemande de composants connaît une hausse massive de la demande

Le 18/05/2021 à 10:46 par Arnaud Pavlik

Selon la Fbdi, la distribution allemande de composants enregistre une hausse de 48,8% des commandes au 1er trimestre 2021, ce qui représente un record absolu de 1,24 milliard d’euros. Les résultats pourraient être encore meilleurs sans la pénurie de composants.

En Allemagne, l’association professionnelle de la distribution des composants (Fbdi) a relevé une hausse spectaculaire de 48,8% des prises de commandes lors du 1er trimestre correspondant au montant record de 1,24Mds €. Cette augmentation fait suite à celle de 23% lors du 4e trimestre 2020.

Certes, le chiffre d’affaires du marché allemand – et européen – est encore en baisse par rapport au 1er trimestre 2020 ; de même, les ventes ont été durant ce 1er trimestre 2021 « légèrement inférieures aux attentes », avec 771M€ (-6,1%), à cause de la pénurie des composants ; cependant, avec un taux de 1,61, ce trimestre a montré le plus haut taux de prise de commandes par rapport à la facturation jamais enregistré à la FBDi.

Concernant les produits, les composants passifs, les plus durement touchés en 2020, ont augmenté de 6% à 101M€ de ventes. A l’instar des écrans et des capteurs, les semi-conducteurs ont baissé de 11% avec des ventes représentant 501M€. En croissance, les chiffres d’affaires de l’électromécanique avec 2,9% pour 107M€, les alimentations électriques (+8,7% à 32M€) et les assemblages (10,4% légèrement sous la barre des 10M€) transforment les parts de marché. Ce 1er trimestre voit les semi-conducteurs ne représentant plus ” que “ 65% du gâteau, les passifs 13%, l’électromécanique 14% et les alimentations 4%.

A propos du futur rôle de l’Europe dans les semi-conducteurs, Georg Steinberger, président du conseil d’administration de FBDi, a déclaré : “lorsque des milliards provenant des contribuables sont jetés par la fenêtre dans une course pour rattraper la Chine, les États-Unis ou d’autres pays, il faut toujours se demander si l’argent est bien utilisé ». Et d’ajouter, sur l’intérêt du financement d’une éventuelle usine pour les ETI et les PME européennes : « Des milliards à trois chiffres doivent également être amortis, mais où sont les applications de masse pour cela en Europe ? ».