La maintenance prédictive sera un standard dans dix ans, selon une étude de OnePoll

Le 03/03/2021 à 10:15 par Arnaud Pavlik

Selon la dernière enquête de OnePoll pour le distributeur Reichelt Elecktronik, 75% des décideurs français en matière de technologie utilisent la maintenance prédictive pour leur production. Dopée par la crise sanitaire, elle devrait devenir une norme dans les dix prochaines années.

Le distributeur Reichelt Elektronik a commandé une étude auprès de One Poll révélant une standardisation d’ici dix ans de la maintenance prédictive. Pour cela, l’institut de sondage a interrogé 1 550 décideurs européens du secteur de la Tech, dont 250 en France. Parmi ces tous derniers, 75% utilisent cette technologie. Au global, les sociétés utilisant des outils de maintenance prédictive sont près de 57% à y avoir recourt pour leurs machines Cette démocratisation est corroborée par plusieurs indicateurs. Ainsi, 43% des utilisateurs interrogés ont déjà intégré des technologies de maintenance prédictive sur l’intégralité de leurs machines de production ; d’autres sociétés (16%) ont modernisé des machines, et 41% ont dû revoir entièrement leur parc pour y intégrer des technologies de capteur ou de réseau. 63% n’utilisant pas les technologies de maintenance prédictive prévoient une intégration prochaine, avec 19% d’entre elles 2021, et 44% pour 2022.

Car les avantages sont nombreux d’après les répondants : pour 37%, ces technologies évitent les arrêts de production, donc les coûts et le temps perdu. Les outils prenant la place des hommes pour certaines tâches, 32% des décideurs estiment également que les équipes sont plus apaisées. Température (48%), durée de fonctionnement (45%) et vitesse de rotation (41%), sont les indicateurs les plus souvent mesurés, servant de support aux prises de décisions humaines. Il y a passage à témoin entre la maintenance préventive et celle prédictive, car 36% des répondants pensent que cette celle-ci évite le remplacement inutile de composants.

Toutefois, tout cela a un prix, jugé trop contraignant par ces temps de crise (29% des sondés), tandis que 32% trouvent l’offre encore trop disparate, compliquant l’acte d’achat.