« Tant qu’il y a des marchés locaux, il y a du business pour nous ». Tel est l’un des messages formulés par Nicolas Denis en tant que nouveau président du Snese, « en invoquant l’intérêt pour les clients majeurs de rejoindre rapidement notre nouvelle Fédération de l’électronique française pour contribuer à mettre en évidence l’intérêt et l’importance de la filière électronique pour l’industrie française », reprend le Syndicat national des entreprises de sous-traitance électronique.
En effet, à la suite de trois mandatures, Eric Burnotte, CEO d’Alliansys, a laissé sa place de président du Snese au CEO d’Asteeelflash. Il a souhaité assurer le renouvellement des instances du syndicat lors de l’élection du bureau, à la suite du scrutin d’élection des membres du comité directeur en dernière assemblée générale du 18 septembre. Outre le renouvellement de l’ensemble des douze membres élus, l’assemblée a accueilli un nouvel adhérent : Hervé Olry, représentant Cofidur-Seico.
Eric Burnotte fut élu à la tête du Snese dès 2018 ; l’occasion pour le syndicat professionnel de rappeler les actions qu’il a entreprises au cours de son mandat : « […] le Snese s’est fortement transformé, en termes de visibilité, grâce à ses contacts privilégiés au plus haut niveau de l’État, et aux actions qui ont pu remettre la fabrication électronique au cœur des préoccupations industrielles du pays. On peut citer comme fait marquant le lancement des Bac Pro et BTS Pro CIEL qui ont permis de repositionner des formations en électronique dès le lycée et qui contribueront à remplacer de nombreux personnels proches de la retraite. Il laisse un syndicat dans une situation de gouvernance clarifiée et de trésorerie parfaitement maitrisée. Il aura aussi porté l’organisation sur les fonts baptismaux du rassemblement de l’ensemble de la filière électronique avec la création de la Fédération de l’électronique française qui sera opérationnelle dès le début de l’année prochaine ».
Quant au nouveau président Nicolas Denis, poursuit le syndicat, « en expliquant le contexte actuel très délicat des marchés de sous-traitance électronique en France, [il] a souligné l’inéluctable nécessité de se regrouper en tant que filière pour peser non seulement au niveau national, mais aussi au niveau européen. L’électronique est en effet aujourd’hui une composante incontournable de tous les enjeux de notre société, en jouant un rôle majeur et stratégique dans tous les domaines d’innovation, d’environnement, de santé, de défense et de souveraineté. Pour les sous-traitants fabricants de cartes électroniques du Snese, la problématique n’est pas de capter des subventions pharaoniques, mais d’assurer que les marchés de produits et systèmes électroniques européens perdurent et se développent. Les sous-traitants électroniques sont au service de l’ensemble de l’industrie, française en particulier et européenne en général, et il est important que cette industrie prospère, ce qui nécessite des règles du jeu équitables au niveau mondial. La concurrence est très vive, notamment venue d’Asie et il convient d’éviter que des pans industriels entiers disparaissent en Europe en raison de pratiques commerciales déloyales, en particulier dans une période où un consensus semble s’être établi autour de l’idée de réindustrialisation. L’Europe doit veiller à faire respecter des règles commerciales et industrielles équilibrées, alors que les grands blocs américain et asiatique ont tendance à les chahuter ».
Désormais, le bureau du Snese est composé des vice-présidents suivants : Eric Burnotte ; Jean-Bernard Buisson (Selha Groupe) ; Damien Asselin (AQLE) ; et Thierry Mohr (ACEA). Le nouveau comité directeur est composé de Marc Balussaud (BSE) ; Jérôme Bootz (Systech) ; Sébastien Boutreux (GroupeZekat) ; Sylvie Bugnan (Polygone CAO) ; Stéphane Gendrot Groupe Lacroix) ; Jean-Pierre Leboeuf (Micronique) ; Thierry Sublon (Estelec Industrie), et donc Hervé Olry.