Relocalisation : Bourgogne Services Electronique et Cibel sont lauréats du plan France Relance

Le 28/10/2021 à 10:48 par Arnaud Pavlik

Initié par le gouvernement en août 2020, l’appel à projets « Relocalisation » doté d’une enveloppe totale de 850 millions d’euros est consacré à la relocalisation de projets dans des secteurs critiques comme l’électronique. Ce secteur a déjà vu 95 projets retenus, soutenus « à hauteur de 128,2M€ pour 413,2M€ d’investissements productifs ». Dix nouveaux projets viennent d’être retenus, dont Bourgogne Services Electronique (BSE) et Cibel.

BSE est basé à Le Creusot (71), en Bourgogne-Franche-Comté, et se dédie à la conception et la fabrication de cartes et d’équipements électroniques, dont les objets connectés ; un des spécialistes français du secteur, MicroEJ, est un de ses partenaires. La stratégie du lauréat est d’accélérer sa croissance afin de devenir une ETI. La société a acquis des sites d’industrialisation et de production d’équipements électroniques en Rhône-Alpes – Chavanod (74), Crolles et Le Versoud (38) – et ambitionne les 50M€ de chiffre d’affaires. Elle promeut le « made in France », à travers « les demandes clients de relocalisation, la robotisation des unités de production, la poursuite du développement d’un très fort écosystème « French Fab », en affirmant son leadership sur le développement et la fabrication d’objets connectés au sein d’une industrie française forte 5.0 ». Les clients de BSE se retrouvent dans différents domaines tels que le médical, les énergies nouvelles, l’industrie, la sécurité et les télécommunications.

De son côté, Cibel (pour Circuits intégrés de Bellême) est une ETI située à Bellême (61) en Normandie. En proie à la pénurie mondiale de semi-conducteurs impactant la totalité de la chaine de valeur électronique, et « face à la prédominance sur ce secteur des géants asiatiques (Taïwan, Corée du Sud) et américains, les composants micro/nanoélectroniques deviennent un enjeu de souveraineté technologique et économique à la fois pour l’Union Européenne et la France, aujourd’hui fortement dépendantes des importations de puces électroniques. Le projet « µPCB » vise, par la modernisation des lignes de production de Cibel, à produire de manière industrielle des cartes électroniques complexes permettant le développement d’une filière technologique d’avenir ».