Fusée à vendre

Le 17/09/2015 à 10:27 par Frédéric Rémond

 

Tandis que les promesses de ventes de Rafale se portent toujours aussi bien, dopées à la fois par la chute de l’euro face au dollar et par la polyvalence de l’appareil dans le cadre de crises régionales et internationales où les objectifs – et même les ennemis – semblent plus flous que jamais, c’est au tour d’un autre fleuron de l’aéronautique européenne, Arianespace, de travailler sur son attractivité commerciale.

La vente annoncée des parts du Cnes (donc de l’Etat) au profit d’Airbus Safran Launchers devrait préluder le développement d’Ariane 6. Une rationalisation verticale qui promet de permettre au lanceur européen de mieux résister à la concurrence des fusées low-cost. Mais quelques questions demeurent en suspens. L’Etat français doit-il brader les 35 % de participation du Cnes dans Arianespace (on parle d’une centaine de millions d’euros), à l’heure où le concurrent SpaceX est valorisé à dix milliards de dollars ? Le lanceur Airbus, par ailleurs fabricant de satellites, n’entrerait-il pas alors en concurrence avec ses futurs clients ? Et une telle modification d’Arianespace est-elle vraiment urgente à un an de la prochaine conférence de l’Agence spatiale européenne qui devrait préciser les contours d’Ariane 6 ?

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