Un détecteur de cancer du poumon à base de graphène

Le 01/03/2019 à 9:38 par Didier Girault
Université d’Exeter

Des chercheurs de l’université d’Exeter viennent de mettre au point un détecteur à base de graphène qui permet de diagnostiquer les cancers du poumon.

Une équipe de chercheurs de l’université d’Exeter (Royaume-Uni) a mis au point un détecteur à base graphène qui permet de diagnostiquer les cancers du poumon. Dans la pratique, ce système détecte la présence, dans les exhalaisons, d’éthanol, d’acétone et/ou d’isopropanol, des éléments qui sont habituellement révélateurs de cancer du poumon.

Les matériels traditionnels ont du mal à mesurer les concentrations de ses éléments du fait de l’humidité inhérente aux exhalaisons ainsi que de difficultés de calibration.
Les capteurs réalisés par Exeter sont constitués d’empilements de graphène (le graphène se présente sous forme de pellicules de l’épaisseur d’une couche atomique).

« Les nouveaux biocapteurs que nous avons mis au point montrent que le graphène est parfaitement indiqué pour les électrodes à destination de dispositifs nasaux connectés », a déclaré Ben Hogan, l’un des chercheurs d’Exeter. « Pour la première fois, nous avons montré que le graphène, s’il est empilé correctement, peut être utilisé comme un détecteur sensible et sélectif de biomarqueurs », conclut-il.
Demeure un problème : celui de la production de graphène en volume.