ITEN (Information Technology Tenoutit), spécialiste des solutions de stockage d’énergie tout-solide, et le sous-traitant Lacroix ont établi un partenariat. Il s’inscrit dans un contexte d’urgence climatique et de réglementation européenne (datant de 2023) visant à limiter l’usage des piles boutons non rechargeables. Il se matérialise par une « alternative responsable » de stockage d’énergie, à savoir des composants CMS tout-solide céramiques (SSCD – solid-state ceramic devices), rechargeables, sans cobalt ni solvants lourds, et fabriqués dans l’Hexagone.
Ces solutions miniaturisées s’intègrent directement sur les PCBA, et sont censées offrir « sécurité, longévité, et haut rendement énergétique ». Pour ce faire, ITEN s’est tourné vers Lacroix afin d’évaluer la faisabilité industrielle de sa technologie sur le site de Beaupréau-en-Mauges (49). Résultat : le sous-traitant est parvenu à intégrer les SSCD d’ITEN dans ses process d’assemblage électronique, prouvant la capacité d’industrialisation de la technologie en grande série. Par ailleurs, la batterie de tests a validé l’industrialisation d’un socket destiné à recevoir les composants tout-solide céramiques SSCD de 150µAh et 250µAh, « disponibles en production de volume ». Lacroix a aussi démontré le placement en pick-and-place des sockets sur un PCBA, leur compatibilité avec les procédés de soudure et de refusion à 265°C, et l’insertion des SSCD au sein du socket en pick-and-place.
Selon les partenaires, « la coopération illustre une ambition partagée : réindustrialiser en France et sécuriser la chaine de valeur des technologies de stockage d’énergie ». Epaulée par Bpifrance et le plan France 2030, ITEN fabrique déjà ses solutions sur son site de Dardilly (Rhône), et déclare se positionner comme la principale « filière française du stockage tout solide d’énergie, domaine jusque-là largement dominée par l’Asie ». A ce titre, Vincent Cobée, le directeur général d’ITEN, a considéré [que] « en nous appuyant sur des partenaires industriels comme Lacroix, nous prouvons que la France dispose des talents et des moyens pour produire localement les technologies énergétiques du futur ». Pour sa part, Lacroix rappelle sa volonté de « produire en France des solutions électroniques de pointe, tout en garantissant la souveraineté industrielle et énergétique ».