Un rapport de l’Anses écarte un risque sanitaire spécifique à la 5G dans la bande 3,5GHz

Le 20/04/2021 à 20:16 par Jacques zzSUEAYGhcIE

L’Anses (Agence de sécurité sanitaire) estime peu probable que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquences 3,5GHz présente de nouveaux risques pour la santé. 

Dans la continuité de ses travaux d’expertise sur le programme “radiofréquences et santé”, et sur la base des données scientifiques disponibles à ce jour, l’Anses (Agence de sécurité sanitaire) estime peu probable que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquences 3,5 GHz présente de nouveaux risques pour la santé. Pour la bande de fréquences à 26GHz, les données ne sont, à l’heure actuelle, pas suffisantes pour conclure à l’existence ou non d’effets sanitaires. Les connaissances sur les liens entre exposition et effets sanitaires devant être renforcées, l’Anses souligne la nécessité de poursuivre les recherches et de suivre en particulier l’évolution de l’exposition des populations à mesure de l’évolution du parc d’antennes et de l’augmentation de l’utilisation des réseaux.

La différence majeure affichée entre la 5G et les réseaux mobiles de générations précédentes est la quantité beaucoup plus importante de données qui devrait pouvoir être échangée sans engorgement des réseaux. Cette nouvelle technologie vise à favoriser le développement de services innovants et de nouveaux usages, à la fois pour les particuliers et les entreprises dans de multiples domaines : la réalité virtuelle, les transports, les connexions urbaines, l’industrie, la télémédecine, l’éducation en ligne.

Au-delà de l’exploitation des bandes de fréquences déjà utilisées par les autres technologies mobiles, la 5G utilise désormais la bande 3,5GHz pour la couverture dans des zones géographiques étendues, attribuée aux quatre opérateurs mobiles fin 2020. La bande 26GHz viendra compléter le réseau d’ici quelques années, notamment pour la communication entre objets connectés.

A ce jour, les opérateurs ont principalement déployé la 5G dans la bande 700MHz – 2,1GHz. Cette bande inclut des fréquences utilisées depuis plusieurs années par les générations actuelles de communication mobile, 2G, 3G et 4G.

Les travaux antérieurs menés par l’Anses sur les effets liés à l’exposition aux ondes électromagnétiques dans cette gamme de radiofréquences indiquent qu’il n’existe à l’heure actuelle pas de preuve d’effet sanitaire lié à des expositions à des sources de champs électromagnétiques correspondant aux usages numériques courants. L’examen d’effets éventuels, comme le développement de cancers et l’altération du fonctionnement cérébral ou de la fertilité, continue cependant de faire l’objet de travaux de recherche et d’évaluation.

Pour les niveaux d’exposition, les études, menées à l’international et par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), montrent qu’ils varient peu avec les antennes émettant des signaux 3G, 4G ou 5G.