Intel s'empare de Wind River pour 884 millions de dollars
Electrochoc dans le Landerneau du logiciel embarqué. Pour la somme coquette de 884 millions de dollars, Intel va s'emparer de Wind River Systems, un nom incontournable dans le domaine des systèmes d'exploitation temps réel, des distributions Linux enfouies, des environnements de développement intégrés et des outils associés. Pour Intel, l'acquisition de l'éditeur américain répond à un besoin vital. Le fabricant de semiconducteurs table en effet sur Wind River pour étendre sa présence hors de la micro-informatique et des serveurs, son champ d'action traditionnel, et s'imposer (enfin) sur les secteurs de l'embarqué (télécoms, électronique grand public, Défense et aérospatial, industriel, médical, automobile, etc.), et celui, particulièrement « parlant » aux yeux du grand public, des terminaux mobiles.
Aux termes de l'acquisition qui devrait être finalisée durant l'été, Wind River deviendra une filiale à 100% d'Intel, intégrée dans l'entité Logiciels et Services du géant américain. L'éditeur devrait toutefois garder une certaine indépendance et continuer à travailler avec les autres fournisseurs de processeurs ou d'architectures de processeurs qui sont bien implantés sur les marchés de l'embarqué et avec lesquels Wind River a signé des accords de partenariat (ARM, Broadcom, Cavium, Freescale, IBM, Mips, NXP, Qualcomm, RMI, Renesas, Sun, Texas Instruments, Toshiba et Xilinx). « Il y aura un pare-feu entre nous et Wind River », a tenu à préciser un porte-parole d'Intel à l'occasion de l'annonce du rachat. Mais on imagine sans mal que le rachat de Wind River par un concurrent comme Intel ne laissera pas indifférent tous ces fabricants de circuits et que cette acquisition risque de compliquer quelque peu les relations entre tout ce beau monde… Quoi qu'il en soit, Wind River et Intel avaient considérablement resserré leurs liens depuis une douzaine de mois, notamment autour de l'architecture Atom (en particulier sur les marchés des terminaux Internet mobiles et des équipements d'info-loisirs automobiles), des processeurs multicœurs et de la programmation parallèle.
Créé en 1981 et fort d'un effectif de 1600 personnes, Wind River a réalisé un chiffre d'affaires de près de 360 millions de dollars lors de sa dernière année fiscale close le 31 janvier dernier, un CA en progression de 9% par rapport à l'année fiscale précédente (328,6M$). Parallèlement, la société a engrangé un bénéfice net de 10,8 millions de dollars (contre une perte nette de 2,4M$ un an plus tôt). Sur son dernier trimestre fiscal (clos le 30 avril), l'éditeur a vu son CA reculer de 6% par rapport à la même période de l'année dernière, à 82,5 millions de dollars (pour un bénéfice net de 0,6M$).
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Mario Pasquali est à l’origine, avec sa société Ellisys, des suites de tests de l’USB 3.0, utilisées
en particulier pour la certification à ce standard des contrôleurs hôte et des périphériques
mis sur le marché. Il explique ici comment évolue l’USB 3.0, et en quoi l’augmentation prévue
par l’USB-IF de la puissance électrique véhiculée par un lien USB, jusqu’à 100 W, est une évolution majeure à venir de ce standard.



